


Les Tay se sont installés dans les vallées alluviales où ils cultivaient un cycle annuel de riz irrigué grâce à un système de gestion collectif de l’eau et de la main-d’œuvre, fondé sur l’entraide
Les abondantes surfaces de bas-fonds couvraient largement les besoins d’une population encore limitée (densité < 10 hab/km2). Sur les versants peu pentus qui bordent les bas-fonds, le maïs et le manioc étaient cultivés pour alimenter l’élevage porcin ou, plus rarement, pour pallier des périodes de déficit alimentaire liées à de faibles rendements rizicoles ou catastrophes climatiques. Certaines familles ont aménagé des terrasses dès cette période malgré les disponibilités encore importantes en terres de bas-fonds et la charge en travail que représente ce type d’aménagement. Les buffles étaient élevés pour leur force de traction et pour fertiliser les rizières. La différenciation sociale était étroitement liée aux inégalités foncières qui elles-mêmes résultaient de l’histoire du peuplement de la commune. Ainsi, les familles fondatrices maîtrisaient l’accès à l’eau d’irrigation et possédaient les rizières les plus grandes et les plus fertiles.


